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La bande dessinée entre héritage et révolution numérique

Les ateliers du livre proposent depuis plusieurs années, sous forme de journées d’études, un rendez-vous régulier sur l’histoire du livre et son univers contemporain. La Joie par les livres, centre associé à la BnF, organise le mardi 5 octobre 2010 une journée d’études consacrée à la bande dessinée, “entre héritage et révolution numérique”, qui aura lieu sur le site Tolbiac de la BnF. Le programme n’est pas encore disponible, mais en attendant il est déjà possible de s’inscrire, par mail, auprès de marion.caliyannis@bnf.fr. Ci-dessous le détail de l’annonce.

Les ateliers du livre proposent, sous forme de journées d’études, un rendez-vous régulier sur l’histoire du livre et son univers contemporain.

Une journée d’étude dans le cadre des Ateliers du livre, proposée par le Centre de littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres en partenariat avec la Cité internationale de la Bande dessinée et de l’Image (CIBDI)

Cette journée, venant après deux précédents Ateliers du livre consacrés au Neuvième Art, s’attachera à dresser une image de la bande dessinée contemporaine, dans un moment historique particulier, alors que, connaissant un grand développement, une grande richesse créative et une ouverture éditoriale sans précédent dans son histoire, elle est rattrapée par l’ouragan de la mondialisation numérique, de la dématérialisation des supports, avec une hypothèse inédite, celle d’une reconstruction des contenus et des formes.

Date : mardi 5 octobre 2010
Lieu : Bibliothèque nationale de France – site François Mitterrand, quai François Mauriac, 75013 Paris
Gratuit sur inscription auprès de marion.caliyannis@bnf.fr

Le programme détaillé sera prochainement disponible sur http://lajoieparleslivres.bnf.fr
Pour recevoir ce programme par mail , merci d’envoyer un courriel à l’adresse cnlj-jpl.communication@bnf.fr

La bande dessinée : un art sans mémoire ?

Un colloque intitule “La bande dessinée : un art sans mémoire ?” aura lieu les 10 et 11 juin prochains au Pôle des Métiers du livre de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Les Carnets de la bande dessinée sont partenaires de cet événement puisque celui-ci est organisé par Benoît Berthou, que Sylvain Lesage y interviendra le jeudi 10 juin et Thierry Smolderen le 11 juin avec Benoît Peeters. Le programme et l’affiche sont disponibles en téléchargement ci-dessous.

“La bande dessinée : un art sans mémoire”
Colloque organisé par le LABSIC et Médiadix
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord

Pôle des Métiers du livre de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense
10 et 11 juin 2010
Organisation scientifique : Benoît Berthou (université Paris 13, LABSIC)
Inscription sur le site de Médiadix :
http://mediadix.u-paris10.fr/brochure/list_stages.php?st_niveau=02

Ce colloque international entend interroger la problématique inscription dans le temps d’une bande dessinée volontiers pensée comme une “anti-culture” (Adorno) et souvent perçue sous l’angle du “consommable” ou du “jetable”. Notre objectif est ainsi d’examiner les initiatives et dispositifs permettant à une industrie culturelle de se constituer en patrimoine.
Ce colloque constituera un espace de rencontres interdisciplinaire, interprofessionnel et international (quant à ses intervenants et thèmes d’intervention). Inscrit au programme d’un Centre de Formation Continue aux Carrières des Bibliothèques, il a vocation à permettre à des professionnels du livre et à des chercheurs de s’informer et de s’exprimer.

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Université de l’Institut Charles Perault – 2 : “La littérature de jeunesse à la scène et à l’écran”

L’Université d’été de l’Institut Charles Perault, dirigé par Rose-May Pham Dinh (université Paris 13) a rendu public son programme que nous présentons ici en pièce jointe. Il est à noter que cet événement semble faire pendant à la 4e université d’été de la bande dessinée dont le thème est consacré au “trans-média, cross-média, média-global”. Les deux manifestations devraient ainsi donner un intéressant panorama de ce nouveau dispositif médiatique et il est à noter qu’une intervention portera sur le personnage de Moumine le troll, crée par Tove Jansson et présenté en bandes dessinées aux éditions du Lézard Noir.

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Lire et produire des bandes dessinées à l’école

Du 18 au 20 mai 2010 se tiendra un important colloque à Grenoble sur les liens entre bande dessinée et école, à l’initiative, notamment, de Nicolas Rouvière, bien connu pour ses travaux sur Astérix. Rassemblant chercheurs et médiateurs de la bande dessinée, ce colloque, au programme dense, se propose “d’ouvrir le champ de la réflexion pédagogique et didactique sur l’usage scolaire du médium dans le cadre plus particulier de la classe de littérature. Les cycles d’enseignement privilégiés seront ceux de l’école primaire, du collège et du lycée, mais une ouverture sera faite aux expériences pédagogiques menées à l’Université.”

En voici, ci-dessous, l’argumentaire de présentation et le programme définitif, pour ceux qui n’en auraient pas encore eu connaissance.

Lire et produire des bandes dessinées à l’Ecole
du mercredi 18 mai 2010 au vendredi 20 mai 2010

Maison des langues et des cultures – Université Stendhal Grenoble 3

Trente années se sont écoulées depuis le premier colloque international consacré aux liens entre bande dessinée et enseignement. Celui-ci s’était tenu en 1979 à La Roque d’Anthéron et avait donné lieu aux Actes Histoire et bande dessinée publiés la même année. De fait c’est principalement dans le champ disciplinaire de l’histoire que la réflexion pédagogique s’est poursuivie, à travers l’ouvrage collectif dirigé par Pascal Ory, Histoire par la bande, bande dessinée, histoire et pédagogie publié chez Syros en 1993. Les liens entre bande dessinée, pédagogie et littérature n’ont quant à eux jamais fait l’objet d’un colloque spécifique. Le tout premier colloque consacré à la bande dessinée et l’enseignement du français s’est tenu en avril 2008 à l’UQAR (campus de Lévis), mais son orientation visait moins la didactique de la littérature en elle-même que l’usage prétexte de la bande dessinée dans une perspective croisant la linguistique et les sciences de l’éducation.

Les deux dernières décennies ont pourtant vu un renouvellement complet des problé-matiques littéraires liées à l’usage scolaire du médium.

Tout d’abord les études en sociologie de la lecture, dans le courant des années 80,  ont montré que face à l’évolution et aux mutations du public scolaire, il était nécessaire de repartir des pratiques réelles des élèves et de leurs intérêts, afin d’éviter les effets d’exclusion à l’égard de la culture écrite. [1]

Dans le courant des années 90, les recherches sur la paralittérature et la littérature populaire [2] ont conduit à repenser l’approche du champ littéraire : celui-ci s’est élargi à la notion de “culture médiatique”, pour reconnaître aux fictions de masse la capacité de cristalliser les représentations collectives et la sensibilité historique d’une époque, autant que peut le faire la production restreinte de la littérature légitimée. Il apparaît alors que les stéréotypes dont peut user la bande dessinée ne sont pas la dégénérescence de motifs originaux inventés par la littérature d’avant-garde. Ce sont des codes sociaux que la fiction de masse ne fait qu’arranger et manier selon un axe de plus grande communicabilité.

Dans le courant des années 2000, la théorisation sur le fonctionnement du médium   a franchi un pas décisif à travers l’approche néo-sémiotique de Thierry Groensteen (Système de la bande dessinée, PUF, 1999), suivi de l’essai théorique de Harry Morgan (Principe des littératures dessinées, éditions de l’An 2, 2003), qui ont conduit à inscrire pleinement la bande dessinée dans le champ des “littératures dessinées”. Depuis 2002, en France, la BD a du reste fait l’objet d’une reconnaissance officielle comme littérature légitime de la part du Ministère de l’Education nationale. Inscrite parmi les “six caté-gories” de la “liste de référence des oeuvres de littérature de jeunesse pour le cycle 3”, elle est fortement présente également dans les listes des ouvrages recommandés par le livret d’accompagnement pour chacun des cycles du collège.

Cette revalorisation officielle ne produit pas pour autant un parfait consensus à son égard, en particulier parce que l’on méconnaît souvent les théories critiques qui la légitiment. Si la bande dessinée est entrée peu à peu dans les bibliothèques scolaires,  les manuels et les cours, plutôt de français que d’arts plastiques, elle est utilisée le plus souvent pour enseigner autre chose qu’elle-même : elle habille les exercices de grammaire de nouveaux atours, ou sert d’illustration pour telle ou telle notion de narratologie. Dans les classes, force est de constater qu’on n’étudie pas encore d’album de BD comme oeuvre intégrale.

Le retard en l’occurrence provient surtout de la réflexion pédagogique et didactique, qui ne s’est pas véritablement saisie d’un objet littéraire encore perçu comme secondaire et marginal. Il manque en particulier une modélisation des difficultés qu’implique l’étude du médium, tant du point de vue de la socialisation du livre en classe, des compétences lecture spécifiques mobilisées par le récit séquentiel en images, de la production d’écrit à caractère scénaristique, que des critères d’évaluation des productions d’élèves.

Les théories littéraires de la réception, qui soulignent le rôle actif du lecteur en tant que sujet producteur du sens [3], ont certes renouvelé la didactique de la littérature à l’Ecole : les travaux de Catherine Tauveron, en particulier, en mettant l’accent sur le texte littéraire comme ère de jeu programmant ses propres difficultés de compréhension et d’interprétation, ont profondément renouvelé la pratique scolaire de l’album pour enfant et du roman jeunesse, pour solliciter la participation active des élèves face à des textes “réticents” ou “proliférants”. [4] Mais tout se passe comme si ces différentes avancées s’arrêtaient au seuil de la bande dessinée, qui n’est presque jamais pris comme exemple de support.

Dans le prolongement du colloque “Bande dessinée et enseignement du français”  qui s’est tenu à l’UQAR (campus de Lévis) en avril 2008, le colloque international organisé par le CEDILIT vise à ouvrir le champ de la réflexion pédagogique et didactique sur l’usage scolaire du médium dans le cadre plus particulier de la classe de littérature. Les cycles d’enseignement privilégiés seront ceux de l’école primaire, du collège et du lycée, mais une ouverture sera faite aux expériences pédagogiques menées à l’Université.

[1] Olivier Galland, Les Jeunes, Paris, La découverte, coll. “Repères”, 1985 et François de Singly, Lire à 12 ans, Paris, Nathan, 1989.

[2] Daniel Couégnas, Introduction à la paralittérature, Paris, Seuil, 1992, coll. “Poétique”.

[3] W. Iser, L’acte de lecture. Théorie de l’effet esthétique, Bruxelles, Mardaga, 1985 et J-L. Dufays, L. Gemenne, D. Ledur, Pour une lecture littéraire, vol. 1, Bruxelles, De Boeck Duculot, 1996.

[4] Catherine Tauveron (dir.), Lire la littérature à l’école, Paris, Hatier, 2002.

PROGRAMME

MARDI 18 MAI

8 heures 30 : accueil des participants

9 heures : ouverture

Lise Dimasy, Présidente de l’Université Stendhal
Chantal Massol
, Directrice de Traverses 19-21 (EA 37 48)
Nicolas Rouvière
, MCF didactique de la littérature, Grenoble 1, IUFM

Etat des lieux sur les pratiques scolaires
De la BD-prétexte à l’étude du médium pour lui-même : quels enjeux culturels, quels obstacles didactiques ?

Matin :

. 9 heures 30
Harry Morgan
(théoricien de la BD, auteur)
De l’amélioration de la presse enfantine à la production de bandes dessinées en classe (1949-2009).

. 10 heures
Bernard Tabuce
(Université Montpellier 3)
Une urgence iconologique qui dure : l’enseignement de la BD au collège. Rahan peut-il espérer dégraisser le mammouth ?

. 11 heures
Jean-Maurice Rosier
(Université libre de Bruxelles, Belgique)
Leurre pédagogique ou pratique de retrait : la BD à l’école.

. 11 heures 30
Laurence Corroy
(Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle)
Marie-Christine Lopani-Vaissade
(Université Bordeaux 3)
Des bulles au tableau noir : pour une éducation à la bande dessinée.

Après-midi :

. 14 heures
Marianna Missiou
(Université de l’Egée, Rhodes, Grèce)
Enjeux éducatifs contemporains et bandes dessinées.

. 14 heures 30

Jean-François Boutin (Université du Québec à Rimouski )
Michaël Ggégoire
(Université du Québec à Rimouski )
L’apport de la recherche-développement dans l’exploitation de la bande dessinée en contexte scolaire : un aperçu de la démarche de recherche et des activités pratiques pour la classe de français.

. 15 heures 30
Jean-Pierre Thomas
(Université York, Toronto, Canada)
Enseigner la bande dessinée en Amérique du nord : l’album ou le graphic novel ?

. 16 heures
Mohamed Bahi
(Université de Beni-Mellal, Maroc)
La bande dessinée entre lecture récréative et support didactique : le cas du Maroc.

. 16 heures 30
Matteo Stefanelli
(Université de Milan, Italie)
Ordre et désordre. Pour une pédagogie de la BD au-delà de la dialectique textes- images

MERCREDI 19 MAI

La bande dessinée en classe de français : quelle didactique pour une approche littéraire et plastique du médium ?

Matin :
L’adaptation d’oeuvres littéraires en BD

. 9 heures
Jean-Paul Meyer
(Université de Strasbourg)
A propos des albums de BD adaptées de romans : de la transposition littéraire   à la transposition didactique.

. 9 heures 30
Brigitte Louichon
(Université Bordeaux 4, IUFM d’Aquitaine)
Fables en BD – La contrainte du texte.

. 10 heures :
Guillaume Perrier
(Université Grenoble 1, IUFM de Chambéry)
Lire Proust en BD.

L’étude de la BD en oeuvre intégrale

. 11 heures :
Nicolas Rouvière
(Université Grenoble 1, IUFM de Grenoble)
Etudier un album BD en oeuvre intégrale au cycle 3 : quelles spécificités didactiques ?

. 11 heures 30 :
Evelyne Bedouin
( Université de Picardie, IUFM d’Amiens)
Comment des enseignants de cycle 3 tentent de concilier approche formelle de la bande dessinée et lecture littéraire : l’exemple du Paradis des cailloux.

Après-midi:
Auteurs et éditeurs pour enfants : quel projet éducatif ?

. 14 heures :
Christiane Connan-Pintado
(Université de Bordeaux 4, IUFM d’Aquitaine)
Instruire et plaire : le projet éducatif et culturel d’Yvan Pommaux.

. 14 heures 30 :
Marie Lallouet
(rédactrice en chef de “J’aime lire” et “Dlire”)
La bande dessinée comme elle se fait.

. 15 heures 30 :
Catherine Brasselet
(Université de Valenciennes)
De l’influence de la bande dessinée sur l’album pour enfants.

. 16 heures  :
Mireille Baurens
(Université de Lyon 1, IUFM de Lyon)
Fanny Lignon
(Université de Lyon 1, IUFM de Lyon)
Lanfeust de Troy : la BD au service d’une égalité de “genre”.

Atelier 1 :
Présentation d’expériences pédagogiques sur la BD à l’école primaire

. 14 heures:
Nathalie Lemieux
(Université du Québec à Rimouski, Canada) :
L’enseignement explicite de stratégies de compréhension à partir de la lecture de bande dessinée auprès de garçons à risques : problématique, méthodologie et résultats préliminaires.

. 14 heures 30
Angélique Perronet
(Ecole Jules Ferry, Grenoble) :
Etudier un album de BD au CM1 : l’exemple de Petit vampire va à l’école.

. 15 heures 30
Patrice Gentilhomme
(Ecole d’application, Tours) :
Témoignage pédagogique : une classe littérature-BD au cycle 3.

. 16 heures :
Marianne Berissi
(Université de Provence,IUFM Aix-Marseille) :
Etudier la BD sans texte : Là où vont nos pères, une initiation complexité narrative.

Atelier 2 :
Lire et produire des bandes dessinées au collège

. 14 heures
Liliane Cheïlan
(Institut international Charles Perrault, Eaubonne) :
Les rapports texte-images dans deux adaptations en bande dessinée de Frankenstein de Mary Shelley : quelles pistes de découvertes ?

. 14 heures 30
Claire Simon
(CIBDI, Angoulême) :
Un projet annuel dans une classe de 4e « ambition réussite » : l’adaptation d’oeuvres littéraires en bande dessinée. Quels gains pour les apprentissages ?

. 15 heures 30
Marie Restoin
(CIBDI, Angoulême) :
Les 99 exercices de style de Matt Madden, ou comment initier les élèves de collège à l’art de la BD.

. 16 heures
Alain Démarco
(Université de Nice, IUFM) :
Comment intégrer l’étude et la fabrication de planches dans le cours de lettres, une préoccupation d’enseignant et de formateur.

Atelier 3 :
Etudier la BD au Lycée

. 14 heures
Daniel Sallès
(Collège de l’Europe, Bourg de Péage)
Perrine Domaine Devevey
(Collège La Mandallaz, Sillingy) :
Bande dessinée et éducation aux médias.

. 14 heures 30
Bernard Spée
(Collège Saint-Hadelin à Visé, Belgique) :
Analyser et produire une séquence onirique en bande dessinée : l’exemple du rêve du capitaine Haddock dans Tintin au Tibet.

. 15 heures 30
Judith Rosenfeld
(Lycée professionnel André Cuzin de Caluire) :
Etude d’une oeuvre complète / Lecture d’image / oeuvre à double voix Les quatre fleuves, policier Fred Vargas, Baudoin, éditions Viviane Hamy, collection chemins nocturnes, France, 2000.

. 16 heures
Vincent Marie
(Lycée Philippe Lamour de Nîmes) :
Enseigner la souffrance et la mort à partir de C’était la guerre des tranchées, de Tardi.

JEUDI 20 MAI

La bande dessinée au service d’autres apprentissages

Matin :
Bande dessinée et histoire

. 9 heures
Philippe Marion
(Université de Louvain-la-Neuve, Belgique)
Les “14-18” de Jacques Tardi. Constantes graphiques et diversités des sensibilités historiques.

. 9 heures 30
Joël Mak Dit Mack
(Lycée professionnel de Thizy, Rhône)
Histoire culturelle et bande dessinée : pistes méthodologiques et propositions pédagogiques pour l’étude d’oeuvres complètes en classe.

. 10 heures 30
Sylvie Dardaillon
(Université Orléans-Tours, IUFM)
Christophe Meunier
( Université Orléans-Tours, IUFM)
Dire l’indicible : la Shoah dans la Bande Dessinée. Approches historiographique, littéraire et didactique.

. 11 heures
Thierry Crépin
(Lycée Guy Mollet, Arras)Histoire et bande dessinée. La propagande dans la bande dessinée sous l’occupation : de la recherche à l’exploitation pédagogique.

. 11 heures 30
Julie Gallego
(Université de Pau et des Pays de l’Adour)
La bande dessinée historique dans l’enseignement supérieur.

Après-midi :
Langue, culture et civilisation

. 14 heures
Marianne Jacquet
(Université de Colombie Britannique)
Isabelle Côté
(Université de Colombie Britannique)
Le rôle de la BD dans la formation des maîtres en contexte culturel et langagier minoritaire en Colombie-Britannique.

. 14 heures 30
Tatiana Blanco Cordon
(Université de Clermont-Ferrand )
Eléments de réflexion pour l’exploitation du récit de bande dessinée dans la pratique de l’espagnol langue étrangère.

. 15 heures 30
Marc Blancher
(Université Eberhard-Karl de Tübingen)
Enseigner la bande dessinée (francophone) dans le monde germanophone : moyens, méthodes, apports et perspectives.

. 16 heures
Sylvie Martin-Mercier
(Université Grenoble 3)
La bande dessinée à l’université : exemples d’exploitation de la BD en filière italien LCE (Université Stendhal).

. 16 heures 30
Youmna Tohme
(Centre international d’études pédagogiques)
L’exploitation de la bande dessinée en cours de langue et civilisation françaises.

. 17 heures : conclusion et clôture du colloque

responsable

Nicolas Rouvière
nicolas.rouviere@ujf-grenoble.fr

url de référence :
http://w3.u-grenoble3.fr/traverses/spip/
adresse

Traverses 19-21/CEDILIT
Université Stendhal Grenoble 3, BP 25 38040 Grenoble Cedex 9

Un programme très dense, donc. Si un lecteur de ce blog présent à ce colloque souhaite proposer un compte-rendu du colloque, ou du moins d’une partie, il est le bienvenu ! Nous contacter via carnetsbd@orange.fr

Trans-média, cross-média, média global : de l’album singulier aux écrans multiples

Après avoir posé, lors de ses précédentes éditions, la question de la place de la bande dessinée dans notre paysage culturel (« La bande dessinée : bien ou mal culturel ? » en 2006), interrogé les conditions de son renouvellement (« Quoi de neuf dans la bande dessinée ? » en 2007) puis examiné sa spécificité au sein du monde du livre (« Vive la crise ? » en 2008), la quatrième université d’été de la bande dessinée, qui se tiendra les 5, 6 et 7 juillet prochain à Angoulême, aura pour thème : “Trans-média, cross-média, média global : de l’album singulier aux écrans multiples”.  Organisé en association avec le Pôle Image Magelis, cet événement explorera les liens existant en neuvième art, cinéma, jeu vidéo et livres numériques. Proposant de penser le rôle du neuvième art au sein de ce que les chercheurs ont coutume d’appeler « industries culturelles », il s’inscrit ainsi dans des problématiques occupant actuellement nombre de chercheurs comme en témoigne les « rencontres Cross médias » organisées cette année entre le Conservatoire Nationale des Arts et Métiers et les universités Paris VIII et XIII.

4ème université d’été de la bande dessinée

trans-média, cross-média, média global :
de l’album singulier aux écrans multiples

Angoulême, les 5, 6 et 7 juillet 2010

Pour la 4ème édition de son Université d’été de la bande dessinée, la Cité a choisi de s’associer avec le Pôle Image Magelis pour s’interroger sur le rôle et la place des auteurs dans le contexte de la convergence des médias vers des œuvres globales. Comment se conçoit aujourd’hui une œuvre appelée à être déclinée sur différents supports ? Qu’annoncent ces mutations pour le livre ? Pour la lecture ? De nouveaux métiers sont-ils en train de naître du trans-média ? Voici quelques-unes des interrogations qui seront au cœur des rencontres, présentations, conférences et ateliers de cette Université d’été. Après la journée d’études du 24 novembre organisée à Paris par la Cité, ces trois journées angoumoisines explorent un univers à l’aube de profonds changements. Extension du champ de la création ou « simples » transformations économiques ? À partir d’études de cas, avec des auteurs et des professionnels de l’image, l’Université d’été interroge sur les évolutions en cours et les champs ouverts par une forme d’écriture nouvelle.

La mise en réseau des médias autorise désormais des interactions et la mise en commun de différentes disciplines au service d’un même propos ou d’une même démarche : il en va ainsi de l’adaptation de bandes dessinées au format numérique, pour le cinéma, pour le jeu vidéo, etc., ou de la conception multidimensionnelle dès l’origine de l’œuvre.

En quoi le transmédia, c’est-à-dire les nouveaux et multiples formats influent-ils sur les contenus culturels ? Comment les nouvelles formes de médiations (web streaming, e-pub, blogs, etc.) transforment-ils les rapports tout au long de la chaîne « conception, production, diffusion, réception » ?

Parallèlement, un grand nombre d’auteurs migrent désormais du livre à l’animation, du cinéma à la programmation informatique ce qui annonce, depuis quelques années une nouvelle génération d’auteurs pluridisciplinaires… à l’image de ces trois journées d’échanges.

Les débats porteront donc sur les potentialités créatives autant que sur les remises en cause du modèle économique traditionnel.

Programme

lundi 5 juillet

12h30 déjeuner

13h45 présentation du programme de la 4ème Université d’été

14h00 introduction : adaptations et déclinaisons multi supports, vers le modèle « à 360° » ?
avec
Benoit Berthou, spécialiste de l’édition, chercheur au LABSIC, Université Paris 13) « mise en contexte du phénomène, mise en perspective et exposé des questionnements »
Thierry Smolderen, auteur, enseignant à l’EESI, théoricien : « la bande dessinée un art trans-média »
Eric Leguay consultant expert en médias et organisation de production : « de l’Opération Teddy Bear à Bludzee »

16h00 pause

16h30 étude de cas No. 1 : « Allez raconte »
On se penchera ici sur l’œuvre qui ne s’enferme pas dans un seul format et connaît plusieurs déclinaisons. Ce faisant, elle adapte sa narration et son esthétique au media qui la porte. Adaptation, mais aussi simultanéité des « sorties » (jeux vidéo, livre, animation, etc.) influencent les processus de création. Nous traiterons notamment les sujets suivants :
Jeu vidéo du dessin à la programmation, du scénario à l’animation
Entre 7ème et 9ème Art : bande dessinée, cinéma et animation.
Les stratégies de développement multi-supports.
Le point de vue des auteurs qui ont vu décliner leurs œuvres sur plusieurs supports.
avec
José Parrondo, dessinateur de la bande dessinée (sous réserve)
Jean-Christophe Roger, réalisateur du long métrage
Didier Brunner, Les Armateurs, producteur du long métrage
Frédérique et Sébastien Doumic, Ouat entertainment, producteur du jeu vidéo
Jean-Michel Spinner, 2 minutes, coproducteur de la série animée

18h30 pause

18h45 événement artistique : « Prise de tête »
Anthony Rageul : « pour une véritable bande dessinée interactive »

20h00 dîner d’ouverture

mardi 6 juillet

9h30 trans-média et mutations éditoriales
Il s’agit ici de prolonger une réflexion largement engagée depuis l’affirmation de l’écriture électronique. Médiation directe entre l’auteur et le public, prépublications en ligne, éditions numériques et hyperlivre sont autant de symptômes d’une transformation profonde de l’économie du livre à laquelle la bande dessinée est organiquement liée.
avec
Poipoi (alias Jérôme d’Aviau), auteur de bande dessinée venu du jeu vidéo et collaborateur de la collection Tchô (Glénat)
Laurent Tolleron, producteur de la série Vampyres
Louis Antoine Dujardin, responsable éditorial Dupuis qui y a supervisé l’édition de Vampyres
Claudia Zimmer, présidente d’Aquafadas et responsable d’Avé comics, éditeur de bande dessinée sur mobile
Benjamin Samuel Ewenczyk, fondateur de DIGIBIDI

11h00 pause

11h15 étude de cas No. 2 : les éditions Ankama
Quel modèle d’entreprise pour les projets artistiques intégrés ?
avec
Nicolas Devos, webdesigner, auteur de l’adaptation en bande dessinée de Dofus
David Calvo, chef de projet chez Ankama

12h30 déjeuner

14h00 l’audiovisuel à l’heure du trans-média
avec
Julien Borde, directeur de monLudo.fr
Michel Albuy, Canal +
Pierre Belaïche, Orange

15h45 formations au trans-média et évolutions des métiers
Présentation des formations et des cursus, enseignements et débouchés professionnels. Intégration du transmédia dans les projets audiovisuel et stratégies d’entreprises du secteur de TIC.
avec
Stéphane Natkin, directeur de l’Ecole nationale du jeu et des médias interactifs numériques (ENJMIN)
Marie-France Zumofen, directrice adjointe des Gobelins l’école de l’image
Inès de la Ville, directrice du Centre européen des produits de l’enfant (CEPE)
Un représentant de l’Ecole des métiers du cinéma d’animation (EMCA)
Un représentant de l’Ecole européenne supérieure de l’image (EESI)

16h30 pause et visite du musée de la bande dessinée

20h00 dîner

mercredi 7 juillet

9h30 transformations du livre : les nouveaux regards de la lecture
A travers l’écriture et la lecture numérique, c’est l’objet même du livre qui connaît une mutation presque physique. La transmutation de la lecture multisupport interroge les stratégies éditoriales. Adaptation, mais aussi conception des œuvres compatibles à des formats de lecture désormais multimédia (ex : Numérique, Hyperlivre)…Quel nouveau rapport à la lecture, dès lors que celle-ci s’appuiera sur des objets multimédia, intégrant animations et sons.
avec
Christian Lérolle et Emmanuel de Rengervé, SNAC – Groupement des auteurs de bande dessinée (GABD)
Emmanuelle Lavoix, Centre du Livre et de la Lecture en Poitou-Charentes
Olivier Piffault, conservateur à la Bibliothèque nationale de France (BNF)
Yannick Lejeune, fondateur du Festiblog et responsable du département numérique chez Delcourt

11h30 les potentialités du format .ePub,
Format de lecture web intégrée : étude de cas avec Cent pour cent, catalogue d’exposition de bande dessinée, par IGS

12h00 conclusions

Modalités et conditions d’incription ici : http://www.citebd.org/spip.php?article1409

Université d’été de l’institut international Charles Perrault

L’institut Charles Perrault, qui a pour mission d’étudier et de présenter les enjeux de la littérature de jeunesse comme précisé sur son site, organise les 30 juin et 1er juillet 2010 sa sixième université d’été. Elle se tiendra à Eaubonne (95) et sera consacrée au thème : ” La littérature de jeunesse à la scène et à l’écran”. Le bulletin d’inscription est disponible sur le site de l’Institut et nous reproduisons ici la présentation de ces journées.

Cette université d’été 2010 se concentrera sur l’adaptation de la littérature pour la jeunesse au sens large (album, roman, BD, conte) au théâtre et au cinéma. Au-delà du constat du succès parfois phénoménal des adaptations contemporaines, il s’agira d’en étudier les ressorts, les mécanismes et les enjeux, en s’appuyant sur l’analyse de multiples cas de figure.

L’université d’été a pour vocation de concilier la découverte des œuvres pour la jeunesse par le biais de rencontres et d’animations avec auteurs, illustrateurs et artistes, et leur analyse, proposée par des spécialistes et des universitaires. Tables rondes, cartes blanches, entretiens croisés, ateliers et projections seront l’occasion de rencontrer, parmi beaucoup d’autres : Anne-Marie Garat, Bruno Castan, Betty Bone, Géraldine Alibeu, Nicolas Bianco-Levrin, les Studios Folimage…, d’explorer les univers de Moumine, du Petit Claus et du Grand Claus de Pierre Prévert, de la fantasy anglo-saxonne ou de Belle des eaux à la scène…

Vous trouverez ici le bulletin d’inscription:

Bulletin Inscription Univ 2010-1

Information transmise par Virginie Douglas et Sophie Cornu, pour l’équipe d’organisation

Tél : 00 33 (0)1 34 16 36 88
Communication.iicp@club-internet.fr

Circulations, transferts et adaptations dans la bande dessinée

Le groupe de travail “Pour une histoire culturelle de la bande dessinée”, appartenant au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines, organise le mardi 18 mai un atelier de travail consacré aux “circulations, transferts et adaptations dans la bande dessinée”. L’événement, organisé par Caroline Moine ainsi que par notre collègue Sylvain Lesage, aura lieu à l’université Versailles-Saint-Quentin, et nous reproduisons ici le programme de la manifestation.

Atelier de travail

Atelier organisé par le groupe de travail « Pour une histoire culturelle de la bande dessinée » du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Circulations, transferts et adaptations dans la bande dessinée

UVSQ, Guyancourt, mardi 18 mai 2010

Lieu

Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, UFR SSH, 47 bd Vauban, 78047 Guyancourt

Salle 524, 5e étage

Présentation

Ce nouveau groupe de travail du CHCSC souhaite offrir un lieu de discussion et d’échange à tous les chercheurs intéressés par l’histoire culturelle de la bande dessinée. Celle-ci est encore largement à construire. Si sociologues, littéraires et sémiologues se sont appropriés le champ, les historiens sont encore relativement rares ; surtout, ils sont isolés, et cette initiative cherche donc à faire se rencontrer ces différents chercheurs, confirmés et débutants, pour que soient dégagés axes de recherches et perspectives communes.

L’angle choisi pour cette première rencontre est la question des « Circulations, transferts et adaptations dans la bande dessinée ». Dès l’“invention” de la bande dessinée par le Suisse Rodolphe Töpffer, et jusqu’à aujourd’hui, ces phénomènes de circulations et d’adaptations sont incessants et influent fortement sur la bande dessinée, de sa production à sa réception en passant par sa réalisation. Ils sont cependant encore mal connus, malgré notamment les travaux pionniers portant sur l’américanisation de la bande dessinée française. Lors de cet atelier, ces phénomènes seront appréhendés à différentes échelles : d’un pays à l’autre, d’un format à l’autre, d’un média à l’autre…

Il s’agira de présenter des études portant sur des corpus clairement définis, à partir d’archives, et s’interrogeant sur les points suivants :

-les acteurs et médiateurs au sein de ces processus de circulations et d’adaptations

-les multiples formes de ces circulations et adaptations, selon les échelles étudiées

-leurs évolutions dans le temps

Conformément aux orientations du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, cet atelier est ouvert à une approche interdisciplinaire de la bande dessinée, même si l’accent sera mis sur une perspective diachronique.

Programme

14 h00-15h30 :

Accueil et présentation du groupe de travail

Présidence de séance : Pascal Ory (Université Paris I)

Discutant: Sylvain Lesage (UVSQ)

Jacques Dürrenmatt (Université Toulouse-le Mirail) : La bande dessinée a-t-elle besoin de chapitres ?

Julien Baudry (Ecole des Chartes) : L’intégration d’Alain Saint-Ogan dans l’univers médiatique de l’enfance (1925-1940)

15h30 Pause

15h45-17h30.

Présidence de séance : Caroline Moine (UVSQ)

Discutant: Benoit Berthou (Université Paris XIII)

Jean-Paul Gabilliet (Université Bordeaux 3) : La (non-)réception de Tintin et Astérix sur le marché nord-américain ?

Julien Boone (Université Lille-II) : Des conséquences d’un double transfert : l’influence de la réception états-unienne sur la production des Schtroumpfs

Vivien Bessières (Université Toulouse-le Mirail) : Circulation du péplum : du cinéma à la bande dessinée

Conclusions et perspectives

Organisateurs:

Sylvain Lesage (CHCSC/UVSQ) et Caroline Moine (CHCSC/UVSQ)

Contact :

lesage.sylvain@gmail.com

Lien:

http://www.chcsc.uvsq.fr

Le western et les mythes de l’Ouest dans la littérature et les arts de l’image

Ci-dessous l’annonce d’un colloque de Cerisy portant sur le western. La bande dessinée y occupe une place non négligeable, notamment à travers des communications d’Adela Cortijo (“La bande dessinée et le western”)  et de Jean-Paul Meyer (“Les aventures de Blueberry en BD”).

DIRECTION :

Lauric GUILLAUD, Gilles MENEGALDO

ARGUMENT : Le système du western repose essentiellement sur le concept américain de frontier qui s’impose en forgeant une véritable mythologie populaire. Du Dernier des Mohicans de Cooper aux romans de Gustave Aimard et de Karl May, en passant par les “dime-novels”, le western a d’abord des origines littéraires. La généalogie du genre passe par les récits d’enlèvement et de captivité, la terreur gothique liée à l’émergence de la littérature américaine, la fascination pour la violence et le sacré, le rêve (ou le cauchemar) américain. Il puise dans l’histoire de l’Amérique, glorifiant l’épopée des pionniers, sans négliger les Guerres indiennes. Surtout, le western mythifie certains personnages historiques qu’il fait entrer dans la légende. À la fin de L’Homme qui tua Liberty Valance, une phrase résume l’essence du western: “Quand la légende devient réalité, imprimez la légende !”.

Apparu dès les premières années du muet, le western connaît son apogée entre les années 1930 et les années 1960. Si nombre de westerns sont alors confiés à des réalisateurs de “série B”, plusieurs grands noms de l’histoire du cinéma s’y illustrent. Robert Aldrich, John Ford, Howard Hawks, Fritz Lang, Anthony Mann, Nicholas Ray, Raoul Walsh, donnant au genre ses lettres de noblesse. Dans les années 1960, le renouveau vient d’Europe, avec Sergio Leone. Plus récemment, des réalisateurs américains comme Clint Eastwood ou Sam Peckinpah, réalisent des westerns “crépusculaires”, où l’héroïsme manichéen cède la place à des personnages ambivalents. Un renouveau du genre se dessine ces dernières années avec Dead Man (1995) de Jim Jarmusch, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007) d’Andrew Dominik, 3h10 pour Yuma (2007), de James Mangold (remake du film de 1957) ou encore Appaloosa (2008) de Ed Harris.

On s’interrogera sur les ressorts idéologiques du western. Le genre a longtemps servi de justification à l’ethnocide des Indiens d’Amérique, avant de montrer peu à peu les Indiens comme des victimes de la Conquête de l’Ouest. Il conviendra aussi d’explorer la grande perméabilité du western aux autres genres: comédies musicales (La Kermesse de l’Ouest de J. Logan), comédies (Go West avec les Marx Brothers), films de gangster et films noir (La Fille du désert de Walsh, remake de son propre film La Grande évasion). Nombre d’idées constitutives du western ont été recyclées au cinéma souvent dans le film policier, Assaut de Carpenter, est un remake de Rio Bravo de Hawks, ou de science-fiction, Outland reprend la trame du Train sifflera trois fois. Les séries télévisées (Dead Wood) proposent aussi des réécritures inventives.

Ce colloque se propose de décrire les commencements du genre sur le plan littéraire et de souligner les motifs westerniens dans la peinture des grands espaces au XIXe siècle (Bierstadt, Wyeth, Remington), la photo, la musique ou la bande dessinée (Morris, Charlier, Giraud, Jijé, Pratt). Il s’agira de resituer le western dans la mythologie américaine dont il est issu et de revisiter les “figures mythiques” telles Bas de Cuir, Daniel Boone, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Buffalo Bill, et d’autres stéréotypes du genre: le cow-boy, l’éclaireur, le sheriff, la figure adamique, le pionnier, le héros solitaire, la femme fatale, l’outsider. Des topoi seront convoqués, comme la wilderness, la Prairie, le désert, la ville, le saloon etc. On étudiera la persistance des motifs du western dans la littérature contemporaine mainstream (Cormac McCarthy, Jim Harrison, James Lee Burke, etc.) sous forme de reprise (décors, thèmes, personnages) ou d’hybridité générique: fantastique/western, policier/western. La littérature des écrivains amérindiens (Louise Erdrich, James Welch) ou chicanos (Alejandro Morales, Richard Vasquez) constituera une autre piste à explorer.

COMMUNICATIONS :

  • Jean ARROUYE: Grandeur et décadence photographiques du cow-boy
  • Zachary BAQUÉ: La représentation des institutions politiques américaines dans le western
  • Paul BLETON: L’Ouest, pratique culturelle française
  • Roger BOZZETTO: Bill Cody à l’assaut de l’univers
  • Yann CALVET: Le crépuscule des mythes
  • Christophe CHAMBOST: La fange et le filon, ou comment Deadwood ré-investit le western
  • Liliane CHEILAN: Portraits contrastés de Calamity Jane: de la figure de légende à l’héroïne de bandes dessinées
  • Adela CORTIJO: La bande dessinée et le western
  • Christophe DAMOUR: Stanislavski dans l’Ouest. Les Method Actors et le western
  • Xavier DAVERAT: Géopolitique du désert westernien
  • Jocelyn DUPONT: The Assassination of Jesse James by The Coward Robert Ford, manifeste pour un western hypnagogique
  • Lauric GUILLAUD: Le western, tentative de généalogie d’un genre
  • Jennifer JENKINS: Simenon à la frontière américaine: Le Fond de la Bouteille et The Bottom of the Bottle de Henry Hathaway
  • Marianne KAC-VERGNE: Les westerns contemporains à l’épreuve du multiculturalisme
  • Sophie LÉCOLE-SOLNYCHKINE: La construction photographique du paysage ouest-américain: de la propagande politique à l’identité nationale
  • Jean-Marie LECOMTE: Le western et la révolution du cinéma parlant (1928-1931)
  • Jean-Louis LEUTRAT: Le mythe de Billy le Kid
  • Suzanne LIANDRAT-GUIGUES: La Ballade de Little Jo
  • Isabelle LIMOUSIN: De la poétique westernienne à la sublimation science fictive, The Roden Crater de James Turrell
  • Jean MARIGNY: Cowboys, Indiens et… Vampires
  • Gilles MENEGALDO: Les westerns de Jacques Tourneur
  • Jean-Paul MEYER: Les Aventures de Blueberry en BD. Une sémiographie du western
  • Philippe MORICE: Cicatrice: l’opéra dans la chair
  • Cécile MURILLO: “Easy to sneak upon”: la figure de l’Indien acculturé dans les westerns
  • Anne-Marie PAQUET-DEYRIS: Itinéraires westerniens dans les adaptations de Cormac McCarthy, All the Pretty Horses [1992; Billy Bob Thornton, 2000] et No Country for Old Men
  • Philippe ROGER: Les westerns de King Vidor
  • Isabelle SINGER: Dead Man, la traversée du mythe
  • Benjamin THOMAS: Mercenaires et samouraïs, western et chambara, le dialogue des genres [2005; Joel et Ethan Coen, 2007]
  • Christian VIVIANI: Republic Pictures: la féminisation du western

Le colloque a lieu du 21 au 31 juillet. Pour plus de renseignement, contacter michael [point] morel (at) ccic-cerisy.asso [point] fr.

La guerre dessinée. Guerres et totalitarisme dans la bande dessinée

Ci-dessous une annonce publiée sur Calenda par Benoît Mitaine (benoit [point] mitaine (at) unicaen [point] fr)

La guerre dessinée. Guerres et totalitarismes dans la bande dessinée

Annonce

La bande dessinée, à l’instar des autres arts, s’imprègne en permanence des secousses qui bouleversent la marche du temps. En tant qu’événements majeurs de l’histoire des nations et des peuples, les guerres et les totalitarismes, deux phénomènes souvent liés par des relations de cause à effet, se trouvent naturellement présents dans l’univers bédéistique. Mais la bande dessinée ne fait pas que consigner les événements marquants telle une simple caisse d’enregistrement. Son histoire autant que son actualité toujours effervescente ne cessent de nous montrer combien ce médium est aussi souvent un art de l’engagement.

Outre la volonté de faire ressortir l’existence d’un patrimoine iconographique souvent méconnu, ce colloque international se propose de réfléchir sur toutes les formes de récits graphiques traitant de la guerre ou du totalitarisme et des conséquences qui s’ensuivent pour les sociétés. Sans jamais négliger la force graphique et esthétique de ce médium, les axes suivants seront mis à l’étude : témoignage, histoire et mémoire, idéologie et engagement, historicisation de la fiction et fictionnalisation de l’histoire, éthique et esthétique… Cette rencontre qui mêlera les imaginaires nationaux passés et présents à travers le regard croisé de plusieurs disciplines tentera de dégager les lignes de force théoriques de cette production plurielle et complexe.

Colloque International organisé par l’Equipe de Recherche sur les littératures, les Imaginaires et les Sociétés (ERLIS) de l’Université de Caen Basse-Normandie en association avec le Centre de Recherche sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS) de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Programme

Mardi 08 juin

Matin : La guerre et la bande dessinée : toute une h/Histoire

  • Michel Porret : « L’imaginaire totalitaire dans la bande dessinée francophone après la seconde guerre mondiale »
  • Pierre Fresnault-Deruelle : « Milton Caniff, Male Call : “Miss Lace” ou La guerre en dentelles »
  • Philippe Marion : « Le vol du corbeau de Gibrat : l’Occupation et la guerre comme incitants graphiques et narratifs »

Après-midi : Mémoires de guerre : biographies et autobiographies

  • Yan Schubert : « Inimaginable, indicible, irreprésentable ? La bande dessinée face au génocide juif »
  • Jacques Samson : Discussion avec Emmanuel Guibert autour du Photographe (1ere partie)
  • Antonio Altarriba : « La guerre de mon père »
  • Paul Gravett : « Joe Sacco en Palestine : entre autobiographie et histoire »

Soirée :

Projection d’un documentaire de 28’ sur La Guerre d’Alan. Discussion avec Emmanuel Guibert autour de La Guerre d’Alan (2ème partie)

Mercredi 09 juin

Matin : La guerre dessinée : fabrique et miroir des imaginaires nationaux

  • Vincent Marie : « La fabrique d’un imaginaire de la Grande Guerre en bande dessinée : le cas de Jacques Tardi »
  • Michael Hein : « La tradition allemande des “Kriegsbilderbögen” (1871-1945) »
  • Danielle Corrado : « Le passeur de mémoire: Carlos Giménez et la guerre civile espagnole »
  • Renée Dickason : « La Seconde Guerre Mondiale dans la bande dessinée de langue anglaise »

Après-midi : La guerre idéologique : entre patrie et parti

  • Philippe Videlier : « Zone libre : la bande dessinée à Lyon »
  • Lucia Miranda Morla : « Les romans graphiques de Miguel Rocha : Lisbonne en deuil »
  • Mariella Colin : « La guerre d’Espagne vue par la bande dessinée italienne pendant le fascisme »
  • Antonio Martín : « Les dessinateurs de Franco. Humour graphique et bande dessinée pour une après-guerre »

Soirée :

Conférence de Benoît Peeters : « Naguère Tintin »

Jeudi 10 juin

Matin : regards croisés par et dans la bande

  • Guy Abel : « Los guerrilleros, ou la guerre des irréductibles espagnols contre Napoléon l’envahisseur. Un avatar d’Astérix ? »
  • Manuel Meune : « Guerre froide et guerre des langues : Tintin au pays de la traduction »
  • Benoît Mitaine : « El Cubri s’en va en guerre. Au sujet de El que parte y reparte se queda con la mejor parte »
  • Viviane Alary : « Soy mi sueño, l’aventure d’un récit graphique sur la guerre »

Contact

  • Benoît Mitaine
    courriel : benoit [point] mitaine (at) unicaen [point] fr
  • Viviane Alary
    courriel : Viviane [point] ALARY (at) univ-bpclermont [point] fr

Appel à chercheurs de la BNF, 2010-2011

La BIbliothèque nationale de France a lancé son appel à chercheurs pour l’année 2010-2011. Voici le texte de présentation de la BNF :

Désireuse de développer ses relations avec le monde de la recherche, la Bibliothèque nationale de France a mis pour la première fois en place, en 2003, un appel national destiné aux étudiants et doctorants, lui permettant d’accueillir des chercheurs intéressés par des travaux sur ses collections ou son organisation.

Il est destiné aux étudiants français et étrangers, ayant un mastère (niveau master 2 recherche) ou un doctorat en projet/en cours et inscrits dans un établissement français de recherche. L’appel à chercheurs propose des travaux sur les collections de la BnF ou les moyens de les valoriser, en lien avec une recherche universitaire. Les candidats peuvent également proposer des sujets de recherche, à leur initiative.

Les candidats sont sélectionnés lors d’une commission spécifique, émanation du Conseil scientifique de la bibliothèque. Ils bénéficient ensuite du statut de chercheur associé. Les projets de recherche sont suivis parallèlement par un tuteur à la bibliothèque et par leur directeur de recherches universitaires. Des possibilités de publication sont offertes pour faire connaître les résultats des travaux entrepris.

A noter cette année, un accent particulièrement important mis sur la bande dessinée. Chaque année, une liste indicative de pistes de recherches est joint à l’appel. Et cette année, plusieurs des sujets proposés concernent directement ou indirectement la bande dessinée.

Directement d’abord, avec un projet sur les comics : “les magazines de comics édités en France, à partir du don Marvel” :

– La bande dessinée américaine, à l’influence souveraine dans les années 1930 en France, a connu un regain de popularité à travers le genre des « super-héros » à la fin des années 1960. Longtemps mal reçues en France, les productions des éditeurs comme Marvel ou DC Comics se sont inscrits dans le continent des publications populaires « illégitimes », passant à travers des filtres éditoriaux nombreux, avant d’arriver récemment à une certaine reconnaissance critique. Le don Marvel constituera la pierre angulaire de cette recherche ; en effet, un don exceptionnel de revues américaines illustrées est entré à la BnF en 2006 : 168 titres de comics de l’éditeur Marvel ont été donnés par le Centre national de la bande  dessinée et de l’image (Angoulême), pôle associé de la BnF pour la bande dessinée.

– Volumétrie : plusieurs dizaines de milliers de fascicules, dans les collections des départements Littérature et art, et Droit, économie, politique.

– Pistes de recherche : les rapports avec la censure, les questions de traduction, le choix des séries, les contacts commerciaux, les éditeurs spécialisés…

Ensuite, plusieurs projets sur le livre pour enfants, dans lesquels la bande dessinée peut assurément trouver sa place :

  • Les cartonnages illustrés de livres pour l’enfance et la jeunesse dans les fonds de la BnF
  • Le livre d’images ou album pour l’enfance et la jeunesse dans les collections de la BnF, 1820-1920
  • Les artistes et le livre pour enfant au XX siècle : entre bibliophilie, intervention artistique et création
  • Livres pour enfants entre 1939 et 1945

On ne peut bien sûr que se réjouir de l’intérêt accru de la BnF pour la recherche sur la bande dessinée, sans doute en partie dû à l’installation au sein même de la BnF de La Joie par les livres. C’est d’ailleurs son directeur, Jacques Vidal-Naquet, qu’il faut contacter pour tout renseignement complémentaire (jacques.vidal-naquet ( at ) bnf.fr). Espérons que les projets soumis seront nombreux à être en lien avec la bande dessinée – rappelons qu’il ne s’agit là que d’une liste indicative. Date limite de soumission des dossiers le 30 mars 2010.